Comment fabriquer un moulin à prières tibétain?

Parmi les objets de culte les plus baroques, le Bouddhisme de l’Himalaya possède le fameux moulin à prières tibétain. Au Tibet, il s’interprète par les mots « Mani chuskor » ou « Mani Korlo ». Le moulin fait partie de la tradition des bouddhistes. Objet de culte traditionnel, il est composé d’un cylindre et d’un axe faisant défiler des textes sacrés « Mantras » qui diffusent leur énergie positive ou leur bénédiction.

Selon la foi des pratiquants, actionner le moulin à prières Mani chuskor et le fait de réciter des prières ont la même valeur spirituelle. Ainsi, les paroles et les écrits sont censés se répandre dans les airs. Il faut noter que tandis que le moulin à prières tibétain soit le plus populaire, cet objet cultuel s’applique dans tous les autres pays d’Asie de tradition bouddhique (Mongolie, Japon, Corée, Chine…) et même aux États-Unis. Seulement, comment fabriquer un moulin à prières? Réponse dans cet article.

Types de moulins à prières tibétain

Les types à clairement parler de moulins à prières tibétain du bouddhisme ne se distinguent pas seulement à leur conception, ni à l’énergie qui les propage. Bien que cela soit pris en considération, le critère distinctif dans la tradition du bouddhisme de l’Himalaya est le type de Mantra que le Mani chukor contient. Les moulins à prières qui contiennent le mantra de Chenrezig sont les plus connus.

OM MANI PADME HOUNG sont les 6 syllabes du mantra de Chenrézig qui signifie le bijou sur le lotus. Il contient selon les légendes la signification essentielle de tous les enseignements du Bouddha dharma (84 000 enseignements).

D’autres types de moulins à prières existent comme les Thardo Khorlo contenant le mantra de Chenrézig et une autre sélection de mantra.

L’invention du moulin Mani chuskor révoque à l’expression Bouddhiste «tourner la roue du Dharma ». En fait, il s’agit de la doctrine principale du Bouddha mentionnée dans des textes très anciens sur la rencontre entre le futur Bouddha Shakyamuni et le Boudhdha Dipankara.

Règles de fabrication d’un moulin à prières tibétain

De nos jours, vendus dans des boutiques de Kathmandou, cet objet de culte obéit à plusieurs règles dans sa conception traditionnelle duboudhisme de l’Himalaya. De conception simple, sa fabrication cède cependant à des règles rituelles strictes.

Avoir un cylindre en métal précieux, de jolis mantras en alphabet Tibétain ou en script, Pali, et les faire jurer par un Grand Maitre ne suffisent pas. A tout cela s’ajoutent des rituels et des matériaux principalement pris dans le respect des traditions.

L’Arbre de vie :

La première étape consiste à se pallier l’arbre de vie Sog Shing. Pour avoir un bois ordinaire, il est préférable de l’oindre d’huile de santal. D’autres citations parlent aussi de fer pour réaliser l’arbre de vie du moulin à prières.

  • Les Mantras :Écrits en Tibétain, en Sanskrit, ou en alphabet romain, la pose des Mantra doit être de haut en bas : Om Sarya Vidya Svaha, Om Ah Hum, Om Vajra Ayushe Svaha, Om Supratisha Vajra Ye Svaha.
  • L’enroulement des Mantras :Avant de les enrouler, il faut purifier les feuilles de papier avec de l’eau safranée. Le sens d’enroulement de ces mantra est important : par exemple pour le mantra OM MANI PADME HOUNG, la première syllabe doit se trouver au début, les inscriptions sont visibles vers l’extérieur.
  • Roue du ciel et roue de la terre :Placées respectivement en dessus et en dessous de la roue de mantra, ce sont deux diagrammes traversés par l’axe du moulin en mouvement.
  • Le mécanisme :Pas de règle rituelle sur le mécanisme à utiliser pour le moulin à prières. Il faut retenir qu’un simple axe fixe est suffisant en y ajoutant une rondelle mobile dans la partie basse du moulin.

Durant des siècles, Le secret de la roue du Dharma ou moulin à prières était gardé par ces créatures célestes avant que l’humanité puisse bénéficier de moyen habile d’atteindre l’Éveil.

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